-ule


-ule

⇒-ULE, suff.
Suff. formateur de subst., associé à une base nom.
A. — -ule. Suff. à valeur dimin. et de spécialisation p. rapp. à la réalité dénotée par le subst. de base. V. lobule, membranule (rem. 3 s.v. membrane), ombellule (dér. 2 s.v. ombelle), ovule, oxydule, plantule.
Rem. Adapt. du lat., v. corpuscule, cupule, valvule.
B. — Forme élargie -(i)cule
1. Même valeur que -ule. V. animalcule, canalicule, ossicule (rem. d s.v. os1), portioncule (rem. 3 s.v. portion).
Rem. 1. Adapt. du lat., v. cuticule. 2. Empr. au lat., v. ventricule.
2. Suff. à valeur dimin. et péj. V. criticule (rem. 2 s.v. critique2), groupuscule (dér. s.v. groupe), napoléoncule (rem. 3 s.v. napoléonien), plébécule (rem. s.v. plèbe) et aussi:
dramaticule, subst. fém. Petite pièce dramatique. « Solo », ou encore (...) « Dis Joë » (...) ces courtes pièces que Beckett appelait ses « dramaticules » (Le Nouvel Observateur, 4-10 janv. 1990, p. 77, col. 3).
poéticule, subst. masc. Poète médiocre. Tout beau! (...) interrompit la chanoinesse, les poéticules dont vous parlez (...) avaient bien de l'esprit (...) en l'an de grâce 1775 (FEUILLET, Bellah, 1850, pp. 195-196).
tyrannicule, subst. masc. Tyranneau. Pour cette époque grandiose (...) que les tyrannicules du légitimisme (...) essaient de nier (ARNOUX, Roi, 1956, p. 69).
Rem. Dans qq. mots du vocab. de l'embryol., on relève la var. -ula, du lat. sc. (la valeur dimin. symbolisant le stade embryonnaire). V. blastula, morula (et gastrula, d'abord en all.).
Prononc.:[yl]. Étymol. Suff. qui vient du lat. sous la forme simple -ulus, -ula, -ulum et sous diverses formes élargies (-iculus, -a, -um; -culus, -a, -um; -unculus, -a, -um). En lat., le suff. semble appartenir à la lang. sav.; en fr., c'est dans le vocab. sav. qu'il est quelque peu productif et identifiable, et partic. en sc. nat. (supra A et B 1); les empl. à valeur iron. (supra B 2) ne sont guère lexicalisés, sauf groupuscule. Bbg. DARM. 1877, p. 192. — DUB. Dér. 1962, p. 16, 108. — RETMAN (R.). Un Invent. des suff. adj. du fr. contemp. Fr. mod. 1980, t. 48, p. 13.

Encyclopédie Universelle. 2012.


Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.